Temple du Marais II

 

 

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19 heures happy fucking time au Troisième Lieu il reste encore quelques places éparpillées mais l’emplacement justement est stratégique dans la déco verdoyante du bar il faut pouvoir voir. Installées au milieu vue plongeante sur la porte on repère. Devant moi tatouage tribal dépasse du shorty imprimé c’est vulgaire mais ici ça passe, l’ostentation est de rigueur nous sommes dans le lieu de la drague ouverte. Chaque entrée est remarquée, observée, analysée jugée. D’une table à l’autre regards furtifs puis appuyés on ne cherche pas la discrétion le fait même d’être assise là entourée de filles aux allures fières implique une démarche ce n’est pas seulement boire un verre avec des amies c’est sortir dans le milieu le monde féminin parisien double démarche se faire voir, se montrer, et soi-même voir. Sortie repérage. Comme du lèche-vitrine avant les soldes. Peu de nouveautés finalement le renouvellement est rare c’est toujours la même et unique collection quelques variantes en fonction des saisons des régions il faut montrer qu’on appartient à cette collection tout en se démarquant cocktail détonnant que ce mélange de similitude originalité recherche poussée à l’extrème dans l’apparence voici la valse du Troisième Lieu attaquée les numéros de téléphone d’inconnues ouvrent le bal rencontres autour du baby-foot rendez-vous scellés pour un soir pour une nuit c’est la ballade des filles du marais parisien. Assise en face du couple parfait je me familiarise avec le milieu ses potins ses liaisons son réseau. Elle me raconte les relations d’amies d’ex on trace des lignes on relie les unes aux autres triangles losanges toutes liées « je suis sortie avec une telle qui était sortie avec une autre avec qui j’étais sortie aussi puis la meilleure amie de l’ex de mon ex qui est sortie avec une autre ex » ça n’en finit pas comme une rosace de noms qui s’entremêlent « ne rentre jamais dans ce milieu » elle sait tout sur toutes qui savent tout sur nous se retrouvent toutes au Troisième Lieu le cercle s’élargit toujours encore elle dessine le shéma du milieu parisien. Le couple parfait rigole je n’en reviens pas histoires de coeur de sexe je ne vois pas trop où peuvent exister de quelconques sentiments entre deux lignes au coin d’un rectangle sur un commentaire de page myspace aberration de toutes ces connections.

The L Word _ détails matériels

Comme apparemment c’est la seule chose qui intéresse mes chères lectrices inconnues je fais une déclaration publique bien que je l’ai dit dans un commentaire mais personne ne les lit j’ai téléchargé l’épisode 1 (et le 2 en est actuellement à 73%) de la saison 4 de The L Word sur LIMEWIRE. Sinon je conseille le site youtube où on peut également y avoir accés, mais les épisodes sont morcelés. Autre information tant que j’y suis la seconde saison vient de sortir en DVD en France il était temps 50 euros à la FNAC pas possible de l’acheter quand on est dans le rouge il va falloir attendre un peu voire beaucoup. Voilà comme on dit par chez nous « ça c’est fait » formalités funanbule j’avais le mot sur le bout de la langue Aurélie a lu « funanbule » ce n’était pas vraiment ça mais ça fera l’affaire pas si facile d’écrire un article au téléphone mais ce n’est pas vraiment un article juste une réponse à vos demandes. En parlant de The L Word je suis terriblement déçue. La quatrième saison n’est pas tellement à la hauteur de mes attentes. J’avais trop attendu… Sur ce je vais re-regarder le deuxième épisode sans coupure.

Temple du Marais I commençons par le commencement

Excursion dans le marais première étape l’armoire la tenue adéquate disons plutôt l’uniforme pour se faire remarquer tout en étant reconnue deuxième la salle de bain gel maquillage et compagnie troisième le miroir veste accessoirs retouchage ça y est

 

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 après tout ça immanquablement on est en retard mais ça fait partie de l’aventure qui ne fait que commencer métro atterrissage violent à Chatelet la foule des Halles slaloom loopings escalators cache-cache en débouchant à l’air libre toujours la foule éviter les bonnes personnes se faire voir de certaines puis les tentations les boutiques les frippes le BHV irrésistible ne pas regarder avancer les visages changent on approche passé le Centre Pompidou et sa foule hétéroclite il faut commencer à maîtriser l’allure l’attitude on sait qu’on a passé les frontières du marais à celles des personnes qu’on croise suivre quelqu’un de sexe indéterminé surtout ne pas emprunter certaines rues où on serait susceptible de tomber sur une ancienne connaissance on y est regards en biais on jauge on mate surveiller rapidement qui est où et avec qui avant de choisir le café qui convient irrémédiablement le Pick Clops mais la surveillance ne s’arrête jamais toujours un oeil aux aguets et encore le Pick Clops n’est pas le Troisième Lieu dont la description fera l’objet du deuxième volet de la saga Temple du marais.

Il neige à Périgueux

Lire W ou le souvenir d’enfance qui n’a rien à voir avec aucun programme universitaire et que j’avais envie de lire depuis des année (oui depuis la dissertation du bac de français où j’ai confondu Georges Perec et Bernanos), ne pas mettre de réveil et être réveillée par la voix de Lauranne au téléphone, allumer l’ordinateur en même temps que la cafetière, hurler en même temps qu’Olivia Ruiz « Je suis la fille du vent », laisser décider la lecture aléatoire de itunes, relire ton message d’hier soir en souriant béatement, relire le blog de Gail et déglutir difficilement à son dernier article, faire la liste de tout ce que je vais enfin avoir le temps de faire, vous l’aurez compris, les partiels sont finis, je suis en vacances et enfin je vais écrire l’Article que Flavie attend. Peur de l’écrire, ne sais pas trop comment commencer, je vais raconter le Marais en long en large en travers et en profondeur, juste pour toi et celles qui se reconnaîtront j’espère que personne ne m’en tiendra rigueur je ne ferai aucune concession aucun nom de code, je vous sers l’intimité du réseau parisien sur un plateau d’argent, « milieu de merde » où il vaut mieux ne jamais entrer.

 

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J’ai changé le cordon de mon collier, l’ancien déchiré devient ma cordelette à moi, vestige d’une année, bout de corde cassé décoloré qui s’effiloche, agréable à tenir juste tenir dans ma main, le nouveau est encore trop doux trop neuf il n’a pas vécu il est vierge de souvenir, il reste à le faire au contact de ma peau, j’ai trouvé mon grigri fétiche, puisque le contexte c’est moi, je garde. (suite et fin de l’épisode cordelette).

je suis juste sentimentale

Première journée de partiels il fallait que ça arrive. Réveil à 6h45, émergé à 7h38 catastrophe me suis retrouvée en version latine sans mon café indispensable et passé quatre heures à essayer de garder les yeux ouverts pour traduire correctement Tite-Live. Aprés un grand bol de café réparateur mais malheureusement pas Carte Noire Un Café nommé Désir pour cause d’économies me voici en littérature comparée et là bam: dissertation: « L’énigme _ instituée comme le noyau d’un tout dont elle assure la compréhension _ s’enrichit du processus même de recherche qui vise, en théorie, à l’annuler: l’enquête engendre elle aussi le mystère, elle l’alimente ». Pertinence de cette affirmation pour les trois oeuvres au programme? La Magnifique à deux rangs de moi, l’écrivain encore plus proche. Concentration. Me voici partie dans une extraordinaire géniale troisième partie sur l’enquête qui prend la place du mystère. L’enquête littéraire pour Le Voyeur de Robbe-Grillet. Nouveau Roman, mystère de l’écriture avant tout. Et là pendant que je déblatère sur le rôle symbolique de la cordelette que le narrateur triffouille dans sa poche voilà que mon regard défaille malencontreusement et à deux centimètres de ma table (enfin si on peut appeler table le bout de bois sur lequel j’essaie tant bien que mal de faire tenir ma feuille vive la Sorbonne) juste à mes pieds UNE CORDELETTE ! Oui, comme celle que j’imaginais en lisant Robbe-Grillet, un morceau de corde déchiquetée comme mordillée gisant frétillant, une véritable cordelette pour étrangler le coup d’une Jacqueline ou d’une Violette, cordelette à travers laquelle Mathias nourrit ses fantasmes j’ai dû rester un quart d’heure sans la lâcher d’un cil avant de reprendre le cours de ma réflexion. Quand l’expérimentation de la réalité devient identification à fiction policière. Les Nouveaux Romanciers sont décidément pleins de surprises et l’amphi Champollion aussi. Je n’ai pas ramassé la cordelette. Muriel l’aurait fait. J’aurais pu, pour en faire quoi? La triturer dans la poche droite de ma veste où elle aurait cotoyé ma carte Imagin’R ? L’exposer dans un carnet un coin de ma chambre? Non je l’aurais dénaturée elle aurait perdu tout l’impact qu’elle a pu avoir sur moi à ce moment précis. Tout est histoire de contexte. Pour mieux marquer notre conscience les objets ne doivent jamais quitter leur contexte. C’est pour cela que je ne suis ni collectionneuse ni photographe. Je suis juste sentimentale.

The L Word saison 4 épisode 1

Si jamais quelque débarquant de Mars n’est pas encore au courant j’ai la joie le bonheur l’honneur incomparable de vous annoncer LE PREMIER EPISODE DE LA SAISON QUATRE DE THE L WORD VIENT DE SORTIR alors tous à vos logiciels de téléchargement, j’en suis actuellement à 4% aprés quelques petits contretemps ça marche ça marche quelle belle journée ah on l’avait attendu attendu mais ça y est la quatrième saison débarque. C’est un peu comme Harry Potter arrivé à la fin d’un livre pendant quelques semaines on ne pense qu’au suivant puis comme l’attente est longue longue l’impatience s’amenuise on oublie presque et la sortie du nouveau est toujours une monumentale surprise. Non avec The L Word ce n’est pas exactement la même chose. (9%!) La première saison a été un évènement incommensurable, ayant avalé l’ensemble des épisodes une bonne dizaine de fois, on a attendu la suite. Deuxième saison sortie depuis longtemps aux Etats-Unis et Royaume-Uni, rien en France. Rien de rien. Pendant des mois à chaque virée Fnac on se renseigne, elle n’est pas attendue avant longtemps, changement de maison ou je ne sais quoi. Aprés la révolte et le désespoir une seule solution pour revoir Shane Alice Bette Dana et nos chères héroïnes devenues modèles de toute une génération, le téléchargement. Alors c’est parti en une nuit j’avale la deuxième saison en anglais non sous-titré, puis quelques jours plus tard la troisième de la même manière. Nous sommes aujourd’hui presque un an plus tard, je les ai quasiment tous vus cinq fois et je n’arrive pas à croire qu’enfin enfin enfin je vais VOIR ce qu’il advient aprés le mariage raté. (17%). La sortie officielle était dimanche et moi ne l’ai appris qu’hier soir remontant la rue Mouffetard écoutant distraitement Flavie et Muriel prévoir de regarder The L Word, pensant innocemment à un quelconque épisode déjà vu et revu jusqu’à ce que Flavie prononce l’air de rien les mots « quatrième saison ». « QUOI ? ? ? ! ! ! » Résultat me voici rédigeant compulsivement cet article pendant que le moment fatidique approche, avalant mon paquet de cigarettes souriant béatement à chaque clic sur Limewire 42%. Drogue et ivresse fictionnelle que peut provoquer l’indentification à des personnages cousus pour épouser nos moindres formes dépendance à leurs amours malheurs amitiés rivées à leurs écrans tant de filles (quelques hommes) en pleurs à la mort de Dana, la déconvenue de Carmen, riant aux frasques d’Alice dans la section retour The L Word à vos mouchoirs. Impact planétaire de cette série, androgynes jouant Shane groupe d’amies se croyant au Planet entrant au Troisième Lieu déguisées maquillées lunettes de soleil on se la joue on s’y croit amis de sexe masculin fantasmant sur femmes belles riches intelligentes et lesbiennes mais non ce n’est pas uniquement ça reconnaissons la richesse de cette série rendons lui grâce agenouillons nous gloire à la glorification de l’homosexualité à l’américaine. Je m’emballe parler objectivement de cette série m’est un peu difficile vous l’aurez remarqué c’est juste beau bien ficelé bien filmé et fichtrement prenant évidemment un peu caricatural parfois surtout au début personne n’est parfait et puis c’est le propre des séries.(74%). Bref espérons que la quatrième saison soit un peu plus joyeuse que la précédente, on nous promet monts et merveilles let’s see the way they still live love …

Dominique is not dead

« T’écris plus dans ton blog? »

« Ca fait longtemps que t’as rien écrit. »

« A quand le prochain article? »

J’aime j’aime j’aime entendre ça. Les gens me lisent et en veulent plus. Ils en redemandent, se disent « fans ». J’adore j’adore j’adore. Ce sont mes amis me direz-vous certes ça me convient.

Alors voilà retour. Retour à la fac retour au blog retour vers toi mais peut-on vraiment dire retour?

Lundi matin rentrée partiel d’anglais. Je la laisse endormie pour la retrouver mal réveillée elle me laisse devant l’ordinateur.  »Dominique vous êtes mon unique amour » sur ma table d’examen juste à côté de « J’ai une grosse queue ». Pas la même écriture. Soulagement. Me rappelle alors ce concours appel à tout artiste tout moyen d’expression sujet:

Dominique attire le regard

Dominique est une cause perdue

Dominique n’est pas ce que vous croyez

Concept théorie objet animé ou inanimé Dominique sera ce que vous voulez.

Texte envisagé entamé jamais terminé jamais envoyé date dépassée ce matin en plein essai sur les personnages principaux des Hauts du Hurlevent Dominique frappe encore. Merci taggeur de l’amphi Champollion. Ou taggeuse d’ailleurs je ne sais pas pourquoi je l’imagine « il » c’est peut-être le ton chevaleresque quoique ça ne veuille rien dire ça peut aussi bien être masculin que féminin étant que Dominique est l’un comme l’autre également et puis même ce n’est pas indispensable. Bref vous pensez bien que moi je décris UNE Dominique. Nouvelle année année nouvelle c’est le temps du renouveau. Moi je reprends ce que j’ai laissé inachevé. A commencer par Dominique. A suivre.