Ca y est de retour à Paris de nouveau les mains tremblantes fébriles inondent le clavier de nouveau la musique toujours la même ces visages sourires immersion parisienne brutale impression de retour au point mort dans les regards les paroles les gestes cent pas interminables en attendant le métro les mots qui déferlent en vrac en masse enfin cigarettes avalées sans y penser passés les premiers émois la première excitation de l’arrivée rien n’a changé surtout pas moi.
Découverte intrigante en lisant Sciences Humaines que ma mère avait lancé dans le train au moment où les portes se refermaient. Le genre de revue que je ne lis jamais qu’elle avait peut-être acheté pour le dossier annoncé en couverture: « conflits ». Un article amusant; la formation de l’oeil humain serait le reflet de certaines caractéristiques de notre personnalité. Quelque chose comme la structure de l’iris ou je ne sais plus trop quoi. J’adore cette idée de corrélation entre l’oeil et la personnalité. Corrélation scientifique. Confirmerait tout ce qui a toujours été rabaché sur les vertus infinies du regard.
Peut-on raconter sa vie à vingt ans?
Le « rêve français » commence à m’inquiéter.
Il ne pleut plus nulle part.