J’ai supprimé la fin de De retour, un peu. J’aimais beaucoup la fin de De retour, un peu mais voilà il y avait allusions à personnes connues et connaissant qui certes n’ont pas encore ma nouvelle adresse mais qu’au moins une aura à mon avis bientôt.
Le blog libre est une illusion.
La toux (toujours la même depuis le corps, mais comme j’ai enlevé la fin…) m’a réveillée encore une fois mais pour une fois j’en profite je peux voir le ciel se dégriser lentement en même temps que mon esprit se désembrume. Les contours de la cathédrale sont plus nets, on distingue quelques bruits urbains. Périgueux s’éveille sans Bernadette, la Vertu n’est plus (certains diront que ce n’est pas nouveau). Personnage emblématique légende périgourdine que cette patronne braillarde et colérique, mais si pleine de charme que tous l’adulent. Probablement la première à croire en moi comme écrivain, une si piètre serveuse se doit d’avoir un talent caché comme justification, aucun sens pratique et continuellement agitée de tremblements, espérons qu’elle sache écrire sinon je ne vois pas trop à quoi elle sera bonne celle-là… Bernadette devait se dire quelque chose dans ce genre-là hier soir ou plutôt tout à l’heure, tout sourire, elle s’en va, on se reverra ma biche, je vous enverrai mon premier roman (finalement ce ne sera peut-être pas un roman mon premier, plutôt un recueil vu où en sont les choses mais bref bref bref), à grands coups de champagne et de pirouettes, d’amende et de hurlements, les Périgourdins Périgordins Pétrocoriens je sais pas et puis je m’en fous dansent dans la Vertu devant la Vertu tout autour de la Vertu pour la dernière fois sur son portrait Bernadette sourit juste devant verre en main Bernadette engueule dernière image d’un « personnage » tout en blanc peinturlurée de noir autour des yeux mais c’est surtout la voix qui reste, l’accent, le volume et la horde d’admirateurs qui s’acharnent pour quelque dernière faveur. Et aussi les clients serveurs dont on reconnait certains visages ça faisait longtemps autre charme de Périgueux, les anciens camarades… Ouais, ftl, vivement dimanche.