363 messages indésirables supprimés. C’est dire si je l’avais négligé ce bâtard. Même pas crevé. Sélection naturelle. Tant mieux, j’ai envie d’écrire. Et si écrire a quelque-chose à voir avec la solitude, je dois être à une sorte de seuil de peur-besoin de cette solitude sacro-sainte de l’écrivain. (fond sonore de querelle amoureuse, pas la mienne).
Sur cet été, trois mots: « soleil cou coupé« . Une obsession. Persuadée qu’ils étaient d’Eluard. Éternelle inculture. Du coup je relis Aimé Césaire.
Puis de ces trois mots, d’autres sont venus, tous seuls:
Le souffre-coeur
Cœur cloué à la porte
Cloué sur le côté
Cœur coincé porte fermée
Classique coeur battu rabattu
Porte automatique
Coeur automate pressé jus de tomate
Coeur percé dégouline sur la poignée
Morceaux de coeur sur le parquet
Marche à côté, l’éclaboussé.
Mots écrits dans une période nonchalante, je veux dire par là vierge de toute violence. Comme quoi, rien ne correspond. Je commence à me méfier de l’écriture sur le vif. Oui mais alors, quand écrire? En tout cas, ne pas assimiler écriture et sentiment, ou inspiration. Travail, hasard peut-être.
Interaction entre littérature et musique (un peu tirée par les cheveux) :
Musset à Sand: « Adieu, je vous aime comme un enfant. »
Orly Chap, Comme rien: « Moi, j’t'aime comme un enfant j’voudrais juste te serrer dans mes bras. » (merci à celle qui la cite pour la découverte).
Relation amoureuse-maternalisante (un exemple parmi d’autres), lisez tous le Journal de la création de Nancy Huston.
Allez faire un tour sur la place de la Sorbonne, tant que j’y suis dans les bons conseils, statue monstrueuse en exhibition.